Actualités

Table Ronde: PPP et Société civile pour un Maroc meilleur

Table Ronde: PPP et Société civile pour un Maroc meilleur

La Fondation Zakoura a organisé la table ronde « Quand Partenariats Publics-Privés et Société civile s’engagent pour un Maroc meilleur » dans le cadre de son Partners Day en présence d’acteurs clés et décideurs du secteur et avec la participation de M. Behzad Noubary, Représentant adjoint de l’Unicef Maroc, M. Abdelmouneim Madani, Directeur Général de l’Anapec et M. Jalal Charaf, Directeur Général Délégué de la CGEM, sous la modération de Mme Rita El Kadiri.

Cette table ronde a permis d’engager le débat sur la mutualisation des efforts entre la société civile et les secteurs public et privé et a mis en exergue l’importance d'une forte convergence afin de permettre une universalité de l’action publique.

A ce titre, M. Madani a souligné que dans un contexte où l’opérateur public est dans l’incapacité d’assurer l’exhaustivité de la couverture du territoire dans l’action publique, la convergence avec l’entreprise et la société civile se justifie d’autant plus que cette dernière a non seulement un rôle de plaidoyer et de contrôle de l’action publique mais aussi un rôle de stimulateur de cette action en tant qu’acteur agile et innovant. Il a cité l’exemple de la généralisation du préscolaire qui, notamment suite au plaidoyer de la société civile, a été reconnue comme priorité nationale et est aujourd’hui, au cœur de cette mutualisation des efforts.

M. Noubary a renchéri en précisant que la capacité de la société civile à produire une action publique innovante, invite l’Etat et le privé à rechercher cette convergence fructueuse. En effet, la société civile bénéficie d’avantages comparatifs indéniables, la flexibilité et l’agilité, qui lui permettent, selon M. Noubary, de modéliser des programmes innovants, de les tester et de les ajuster avant d’initier leur déploiement à plus grande échelle. Il a souligné que cependant, pour atteindre cet objectif d’impact, la société civile doit s’allier la participation du public et du privé. A ce titre, M. Noubary a notamment salué l’exceptionnalité du partenariat public-société civile au Maroc, un modèle formalisé qui rend les deux opérateurs très proches en matière de collaboration.

M. Charaf a quant à lui déclaré que la CGEM croit au rôle décisif des initiatives de la société civile et à leurs impacts concrets et mesurables. Il a également affirmé que la CGEM a pour responsabilité d’encourager ces initiatives et de sensibiliser les entreprises membres et non-membres à leur rôle sociétal en tant qu’acteurs privés. C’est dans ce contexte que le label RSE a été créé en 2006, afin d’inciter les entreprises à être plus conscientes de l’impact de leurs décisions sur la société et l’environnement.

Les intervenants ont également insisté sur l’importance d’alimenter cette dynamique de partenariats entre public, privé et société civile. Et M. Madani a souligné que pour cela, chacune des trois parties devrait envisager une évolution de ses rôles et de son identité opérationnelle propre. Une transformation qui permet par exemple à la société civile de créer un modèle de l’action publique qui sera par la suite repris par l’Etat à plus grande échelle.

Les intervenants de cette table ronde en ont conclu que les partenariats publics-privés et société civile ne peuvent être efficaces et pérennes que si le schéma de collaboration et de convergence sont définis avec l’optimisation du rôle de chacun dans son domaine d’expertise. Enfin, bien que ce mode de partenariat ne soit pas à l’abri des échecs, il reste néanmoins le plus approprié pour réaliser les objectifs de développement durable et permet notamment la création de valeur partagée en plus d’avoir un plus grand impact.

En savoir plus sur le Partners Day